lundi 11 janvier 2010

Crise démocratique en Europe ? Le cas de la Hongrie.

Cet article peut encore être modifié.
Il résulte d'une réaction de Flo, publiée sur facebook en réaction à un article que j'avais mis en lien.

Article de base:
Hongrie, d'un oublie à l'autre.
http://www.lefigaro.fr/international/2009/12/28/01003-20091228ARTFIG00270-hongrie-d-un-oubli-a-l-autre-.php


Commentaire de Florian:
merci, c'est un article intéressant qui a -pour une fois- le mérite de revenir n peu sur l'histoire et de permettre de lever certaines questions. je ne suis pas du tout fin connaisseur de ce pays ou de l'europe centrale..mais tout de même il est très intéressant d'étudier la progression des ex - pays de l'est, maintenant dans l'UE. montée des extrémismes, rejet de l'Europe pour certains (Hongrie, Tchéquie) ; d'autres par contre se sont mieux accommodés de leur nouvelle position (comme la Pologne qui est le pays de l'UE qui utilise le mieux mes fonds communautaires). un des problèmes sous-jacent , à mon avis , est la capacité à assumer son passé.... See More
comme il est rappelé dans l'article, ils n'ont pas été gâtés : empire effondré, territoires perdus, peuple humilié, occupations etc.
Mais ils étaient les premiers à la sortie du communisme (cf. les événements de l'été 89).
finalement, la situation actuelle montre que quelque chose s'est mal passé en chemin. Je pense , encore une fois selon mes humbles connaissances , qu'un des principaux problèmes n'est pas l'oubli de leur histoire ; mais le fait de ne pas l'assumer.
si l'on oubli quelquechose, cela finit par ne plus exister, et est même à long terme effacé de la conscience collective. Alors que si l'on refuse de faire face à son passé et qu'on le garde enfoui comme un tabou il est impossible de tourner la page et aller de l'avant. cela a donc des conséquences très grave : tant que tout va bien.. on ne s'en fait pas trop ; quand ca ne va plus : on observe cela : un retour de certains démons comme l'antisémitisme.

Certains pays ont à l'inverse très bien su gérer le cap des années post nazies puis post soviétiques : l'Allemagne est redevenu en très peu de temps le premier pays d'Europe.
Alors, certes leur situation de départ n'était pas du tout la même, mais cela n'enlève rien à leur incroyable retour et force le respect d'autres pays occidentaux à qui un peu de rigueur ne ferait pas de mal.

désolé, j'ai été un peu long..

pour finir : dernière remarque -dans un contexte neutre, sans parler forcément de la Hongrie :
dans tous les pays où il y a la démocratie (c'est à dire ou l'on place les citoyens au centre de la politique du pays ; et où ils ont le droit et le devoir de se prononcer) il y a des poussées et dérives de toute sorte.
le fait que l'extrémisme monte n'est pas une catastrophe en soi , tant que la société réagit et prend conscience à temps du danger.
au final tout dépend de notre capacité de réaction.
Il faut juste que la réaction soit la bonne .. car sinon, la situation peut devenir gravissime.
Si nous connaissons bien maintenant l'histoire de l'Europe des années 20 et 30 , c'est pour ne pas refaire les mêmes erreurs.

mardi 5 janvier 2010

Marchés de Noël magiques en Bavière

Je vous avais déjà fait part des merveilles de l'automne bavarois.
Mais qu'en est il de l'hiver ? Cette année, celui-ci a tardé à arriver: pas de neige, des températures agréables jusqu'au début du mois de décembre, de magnifiques ciels bleus, des petits vents chauds (typiques de la Bavière). La neige est finalement arrivées, 10 jours avant Noël, avec la vague de froid qu'à connue toute l'Europe au même moment. Il a fait prêt de -10 en pleine journée à Munich et -17 la nuit, mais il n'y a pas à se plaindre, certaines régions d'Allemagne ou de France étaient bien plus froides.
C'est un peu avant cela que la neige s'est mise à tombée, par petites vagues, 1 cm le matin, un autre le soire, encore un peu la nuit, le lendemain, rien et puis sa recommence: un jolie temps pour profiter des marchés de Noëls, spécialité bavaroise.

A propos des marchés de Noël:
en France, les marchés de Noël sont un phénomène récent, portés par la classe moyenne en manque de repères pour les fêtes de décembre, le côté commercial, très présent, tend à oblitérer l'authenticité de la tradition sur laquelle il s'appuie.
En Allemagne, les marchés de Noël existent depuis longtemps (XVIIIème ou XIXème siècle ?).
Celui de Nuremberg, le "Christskindlemarkt" est le plus connu. J'ai eu la chance de le parcourir lors de ma visite de la capitale du Frankenland (nord de la Bavière).


Au fond les marchés de Noël, d''après ce que j'ai constaté à Munich, se sont des endroits très conviviaux où les gens aiment se réunir, en famille, entre amis, collègues de bureau, afin de boire ensemble un vin chaud, manger une saucisse, dans une ambiance chaleureuse et amicale.
Souvent des groupes musicaux jouent des musiques célébrant cette période de l'année: chants religieux, airs populaires et folkloriques bavarois.

J'aimais me retrouvais dans cette ambience, prêt de l'institut d'études politiques de l'université, dans le jardin anglais se trouve un lieu magique, la "Chinesicher Turm" autour de laquelle se tient un marché de Noël, le plus beau que j'ai vu lorsqu'il est illuminé de nuit. Je passais toujours avant et après les cours afin de m'imprégner et profiter de l'atmosphère qui y régnait. Voici quelques photos de jour.



To be continued... Bien à vous, JJ.

Bonne Année à Munich !

Je vous souhaite chers lecteurs, chers amis qui lisez régulièrement ce blog, cher colistier berlino-monegasque,
une bonne, excellente année 2010 !!


Les allemands ont une manière très sympa de fêter la nouvelle année. A Munich, je fus témoins d'un spectacle impressionnant, auquel je m'attendais certes, mais qui restera graver pour toujours dans ma mémoire.

23h45, nous sortons, moi et mes amis du foyer avec qui j'ai dîner et nous dirigeons vers l'arc de triomphe ("Siegestor"), de la Leopoldstrasse, une des plus grosses avenues de munich qui se trouve à quelques centaines pas de chez nous.
Nous n'avons pas les mains vides, nous avons emportés du vin blanc (tout le mousseux avait déjà été bu), des verres, des baquettes à étincelles et des feux d'artifices.


23h55 Une fois sur place, il a déjà une foule de personnes, autour du monument, sur les trottoirs, le long de l'immense avenue. Ces personnes font exploser des pétards et trinquent.
Certains commencent a envoyer des feux d'artifices.
Très vite, le long de l'avenue, par dessus les toits au loin, des centaines de fusées volent et explosent . Je regarde au loin sur l'avenue, que je distingue de moi en moins bien à cause d'un nuage de fumée, je vois des vagues de lumières, des explosions partout, des arcs couleurs, le tout dans un gros vacarme digne d'un bombardement américain (il est minuit 05).

Nous trinquons avec les amis et nous souhaitons bonne année, même à ceux que je connais à peine, nous allumons nos bâtonnés à étincelles tous ensemble et les brandissons en l'air: c'est très beau.

Parfois, un camion de pompiers, une voiture de police ou une ambulance passe sur la route, tous gyrophares allumés. Les gens semblent ignorer les dangers des feux d'artifices et dans une sortent de délire, les nombre de fusées envoyés chaque seconde le long de l'avenue s'accroit encore chaque minute.

Minuit 20: On ne distingue plus la skyline de Munich a cause d'un épais nuage de fumée qui se développe. Une odeur de poudre flotte dans la rue. Les gens commencent à rentrer. mais de nombreuses personnes restent, essentiellement des jeunes, qui se défoulent en balancent des pétards et des feux d'artifices, parfois encore plus gros.
Il arrive qu'une fusée mal orienté parte sur un batiment, une toiture, ou même ricoche sur la route et finisse dans la foule (e explosant même de tant en tant). Les gens ne paniquent pas, c'est comme s'ils n'avaient pas peur.
Personnellement, je me protège au mieux dans mon manteau, rentre la tête et évite de marcher à découvert. Je fais le tour de la rue, traverse la place et admire le phénomène.

Un très beau spectacle, crée par le peuple pour le peuple. Une fête populaire. Un beau souvenir: Sylvester 2010.






lundi 7 décembre 2009

Postdam : les ors de Prusse 2

Je reviens après une longue absence.
Comme annoncé dans mon dernier message, je suis allé à Postdam il y a deux weekends.
Sorti au terminus du S-Bahn (équivalent du RER), direction la ‘Postdam ville’.

Avant toute chose, quelques indications introductrices : Postdam, capitale du Land de Brandebourg, est beaucoup plus petite que Berlin (130 000 habitants). Développement au XIX, elle devient ville-garnison de l’armée de Prusse.
Détruite pendant la guerre, elle a été reconstruite de manière vraiment admirable et les bâtiments ont conservé leur esprit originel.

La ballade commence avec la ‘vieille place’ et sa cathédrale et hôtel de ville. Puis une large avenue remonte vers la pace centrale et une autre église avec campanile, inspiré de celui de Vérone (la ville est à vérifier mais l’église est bien inspirée d’une ville italienne).
Puis, vers le nord, le quartier hollandais : tout construit en brique rouge et rue à angle droit. A l’époque cela manifestait la volonté qu’ont toujours eut les dirigeants prussiens : attirer les spécialistes étrangers afin de profiter de leur savoir-faire et les assimiler à leur propre technique. Aujourd’hui le quartier a été envahi par les restaurants et magasin de souvenirs.
Je tourne ensuite vers le ‘Domaine de Sans-souci’, passant dans une rue où sont installés (plutôt encore en cours d’installation) des chalets pour le marché de Noël.
Aux alentours de midi je mange deux hot-dogs à la préparation spéciale avec du fromage fondant, délicieux. C’est ainsi que rassasié et le cœur en fête je rentre dans le parc de Sans Souci.

Très grand domaine, une bonne partie de la surface de la ville à lui seul, il y a plusieurs palais et musés à visiter.
Il est très agréable de se balader seul, tranquille dans un si beau décor ; les rencontres sont plus ou moins rares selon les endroits, beaucoup de monde et de groupes autour des Palais, mais les coins isolés et calmes sont nombreux.

Visite de ‘l’Ancien Palais’ :
Si Charlottenbourg a été très apprécié par Sophie-Charlotte, Frédérique le Grand préfère Sans-souci, et ses successeurs également.
La vision extérieure est impressionnante, le Palais est bâti sur une bute et s’étale, devant la façade coté jardin, une grande montée en escaliers.
Pour l’intérieur, les visites se font obligatoirement groupé, ce qui est dommage, par définition, puisque l’audio guide scande une marche forcée rapide. Mais la visite vaut quand même le coup ! succession de belles pièces avec, encore une fois, stucs, fresques, grands miroirs, bustes, marqueteries et commodes.
Et au bout d’une demi heure, c’est déjà fini.

Ensuite, encore ballade dans le Parc pour aller jusqu’au bout et au ‘Nouveau Palais’, construits un peu plus tard pour accueillir les invités du Roi.
Il est plus grand que ‘l’Ancien’ et arbore un style rococo un peu exubérant. La visite se fait encore en groupe et avec des patins pour ne pas abimer les parquets et marbres.
A noter notamment au rez de chaussé une salle-grotte au parterre de marbre et au mur tout incrustés de coquillage et autres pierres précieuses : pièce très fraiche qui voulait, selon la volonté du maître des lieux, mêler l’intérieur et l’extérieur. Puis, c’est encore une succession de galeries et chambres pour les invités, chacune avec un décor propre. Dans toute cependant nous retrouvons des stucs et peintures, parfois reprenant des thèmes asiatiques à la mode alors.
Passage au second étage ensuite où les chambres ont accueilli quelques Rois (je ne me souviens plus avec certitude lesquels, autour de Frédérique III, je crois).

A la sortie, le soleil se couche et je retraverse tout le parc vers la ville et la gare, avec de belles couleurs d’automne.. il faudra d’ailleurs que je revienne au printemps pour le voir sous un autre jour et aussi pour visiter ce que je n’ai pas eu le temps de faire, un musée de la collection de peinture de Frédérique le Grand et un autre château dans un coin du domaine.
Mais ça ce sera, je l’espère, pour une autre histoire.

Le dimanche a été calme ; seul la soirée vaut le coup d’être racontée.
Concert dans une église de Kreuzberg où était interprété le Requiem de Mozart par l’orchestre et la chorale de la paroisse. Magnifique.