vendredi 5 février 2010

Dîner entre amis à la brasserie munichoise

Bonjours à vous,

je continue avec cet article ma petite présentation de la culture culinaire en Bavière.

Vendredi dernier avec mes amis français, nous avons fêtés l'anniversaire de Samuel dans une petite brasserie munichoise: plats conséquents, déco très sympa et jolies serveuses.
De gauche à droite: Natasha, Samuel, votre serviteur, Louison Moulu*** et Matthias
(photo prise par la serveuse en question).


Au menu des Schnitzels avec leur salade (pommes de terre bien sur et chou)avec la Weissbier de Franziskaner ! (Weissbier = une bière d'une qualité spéciale de houblon et qui n'est pas filtrée après fermentation, elle est plus lourde et se conserve moins bien qu'une bière blonde munichoise classique mais les puristes la préfère ainsi).


Pour moi, j'avais pris du Leberkäse bavarois, quel bonheur ! j'adore ça ! (le Leberkäse c'est une sorte de viande de cochon rôtie au four, ici on la voit surmontée d'un œuf au plat)
Les serviette au portent le drapeau de la Bavière: losanges bleus et blancs (comme sur le logo des BMW)


Mais vous vous demandez certainement, pourquoi j'insiste sur la nourriture bavaroise, voyez plutôt cette mine réjouie que j'affiche au contact de tous ces plats alléchants. C'est simple, j'aime de plus en plus ce pays ! Et je porte fièrement cette serviette au drapeau du "Frei Staat" (état libre de Bavière) à mon col !

Bien à vous,
JJ

*** Louison Moulu = Laurent

jeudi 28 janvier 2010

Plat typique bavarois: la salade de saucisses

Bien chers amis, je vous écris pour vous conter ce qui m'est arrivé hier, la découverte que j'ai faite en entrant dans la cuisine de mon foyer munichois. J'y ai rencontré Markus, mon voisin d'étage, qui mangeait un plat jusqu'alors pour moi inconnu: une salade de saucisse !


Vous savez que le général de Gaulle dans un réplique célèbre a qualifié la France de pays où il y a plus de types de fromages que de jours dans l'année. Je ne vais pas me lancer dans une éloge fromagère maintenant, même si j'en ai l'envie.

En fait, je constate: si la France est véritablement le pays des fromages (et peu être aussi des vins), alors l'Allemagne c'est le royaume de la saucisse ! Chaque village en France, chaque région a son fromage local. Il en est de même ici au moins en Bavière (et au mieux en Allemagne): chaque ville et chaque village a SA saucisse typique !

Maintenant revenons a mon histoire, le récit ainsi que les photos qui suivent vont, je l'espère, vous prouver l'importance culturelle et alimentaire de la saucisse. Il existe un plat qui s'appel la salade de saucisse !! "Wurst Salat" (je ne suis pas sure de l'orthographe). Incroyable pour moi qui considère qu'une salade est techniquement un plat composé de légumes, céréales, fruits et autres choses, mais globalement de végétaux mélangés !

Ici, rendez vous compte qu'il font une salade composée à 80% de saucisse, le reste étant des oignons frais, un peu d'ails, des herbes, du fromage et une sauce a base de vinaigre. La saucisse utilisée est un type spécifique qui se mange froid.

J'ai gouté, c'est très bon, surtout avec une bonne bière et un bretzel fourré au beur !! Bon, je vous laisse,écrire cet article m'a donné faim !
Si vous êtes intéressé, cliquez sur la photo pour agrandir.

Guten Appetit !

JJ
PS. Markus est bavarois. Il mangeait pas vraiment sa Wurst Salat avec un bretzel et une bière, c'est moi qui les lui ai apportés pour la photo.

mercredi 13 janvier 2010

Traits politiques de la France et des français



Comme vous le savez vous et moi, la France semble avoir une culture politique assez unique en son genre et très caractéristique aux yeux des étrangers.

En lisant un résumé dans une revue de Relations Internationales de l'ouvrage
French Negotiating behavior: Dealing with La Grande Nation
( 2003) de l'ancien stratège de la CIA Charles COGAN aujourd'hui chercheur et professeur émérite à Harvard (consulter la page wikipédia pour en savoir plus: LIEN)

J'en ai tiré les grands traits de la culture politique française, qui comme vous le savez tous, est essentiellement basée sur l'Etat. Ainsi donc, l'auteur relève des caractéristiques dominantes, particulièrement visibles lors des négociations des hommes d'état français (politiciens et fonctionnaires) avec d'autres organisations (syndicats, entreprises, institutions internationales et états). Ces considérations sont accompagnées tout au long de l'ouvrage d'anecdote croustillantes et nombreuses.

Aussi, j'en viens à ce que je souhaitais vous faire partager et qui est contenu dans les paragraphes si dessous.

Ce qui caractérise l'homme d'état français:
- le culte de l'état
- l'antilibéralisme et l'anticapitalisme
- le culte de la raison carthésienne
- l'endogamie intellectuelle [ndl: une forte critique!]
- le culte du formel

Contexte historique des phénomènes étudiés:
- perte de rang international du pays
- rééquilibrage [ndl: pas compris là]
- illusions (en particulier de grandeur)

Avec un gouvernement de:
- tentative de prise en compte globale des problèmes
- dimension [ultra] formaliste des échanges
- exécution rigoureuse des directive [ndl: enfin, on est encore loin de l'administration allemande...]
- dimension morale est intégrée (en tant que légitimité et légitimation)
- autonome vis à vis de la majorité, de l'opinion majoritaire

...Qui rencontre des problèmes:
- rigidité dialectique
- méconnaissance des subtilités culturelles propres aux cultures endogènes
- goût pour la simplification historique
- manque de références lourdes sur le terrain sociologique et politique [ndl: les anglo-saxons ne reconnaissent que peu de nos politologues, sociologues et autres économistes]
- fixation sur les impératifs de rang, prestige et pouvoir au détriment des impératifs d'efficacité
- absence de retour sur l'erreur


Mon opinion: ce monsieur me semble, malgré un point de vue un peu trop négatif, pointer là les grandes caractéristiques propres à la culture politique française. J'ai trouvé ça plutôt amusant, c'est pourquoi je vous en ai fait part.
JJ

lundi 11 janvier 2010

Crise démocratique en Europe ? Le cas de la Hongrie.

Cet article peut encore être modifié.
Il résulte d'une réaction de Flo, publiée sur facebook en réaction à un article que j'avais mis en lien.

Article de base:
Hongrie, d'un oublie à l'autre.
http://www.lefigaro.fr/international/2009/12/28/01003-20091228ARTFIG00270-hongrie-d-un-oubli-a-l-autre-.php


Commentaire de Florian:
merci, c'est un article intéressant qui a -pour une fois- le mérite de revenir n peu sur l'histoire et de permettre de lever certaines questions. je ne suis pas du tout fin connaisseur de ce pays ou de l'europe centrale..mais tout de même il est très intéressant d'étudier la progression des ex - pays de l'est, maintenant dans l'UE. montée des extrémismes, rejet de l'Europe pour certains (Hongrie, Tchéquie) ; d'autres par contre se sont mieux accommodés de leur nouvelle position (comme la Pologne qui est le pays de l'UE qui utilise le mieux mes fonds communautaires). un des problèmes sous-jacent , à mon avis , est la capacité à assumer son passé.... See More
comme il est rappelé dans l'article, ils n'ont pas été gâtés : empire effondré, territoires perdus, peuple humilié, occupations etc.
Mais ils étaient les premiers à la sortie du communisme (cf. les événements de l'été 89).
finalement, la situation actuelle montre que quelque chose s'est mal passé en chemin. Je pense , encore une fois selon mes humbles connaissances , qu'un des principaux problèmes n'est pas l'oubli de leur histoire ; mais le fait de ne pas l'assumer.
si l'on oubli quelquechose, cela finit par ne plus exister, et est même à long terme effacé de la conscience collective. Alors que si l'on refuse de faire face à son passé et qu'on le garde enfoui comme un tabou il est impossible de tourner la page et aller de l'avant. cela a donc des conséquences très grave : tant que tout va bien.. on ne s'en fait pas trop ; quand ca ne va plus : on observe cela : un retour de certains démons comme l'antisémitisme.

Certains pays ont à l'inverse très bien su gérer le cap des années post nazies puis post soviétiques : l'Allemagne est redevenu en très peu de temps le premier pays d'Europe.
Alors, certes leur situation de départ n'était pas du tout la même, mais cela n'enlève rien à leur incroyable retour et force le respect d'autres pays occidentaux à qui un peu de rigueur ne ferait pas de mal.

désolé, j'ai été un peu long..

pour finir : dernière remarque -dans un contexte neutre, sans parler forcément de la Hongrie :
dans tous les pays où il y a la démocratie (c'est à dire ou l'on place les citoyens au centre de la politique du pays ; et où ils ont le droit et le devoir de se prononcer) il y a des poussées et dérives de toute sorte.
le fait que l'extrémisme monte n'est pas une catastrophe en soi , tant que la société réagit et prend conscience à temps du danger.
au final tout dépend de notre capacité de réaction.
Il faut juste que la réaction soit la bonne .. car sinon, la situation peut devenir gravissime.
Si nous connaissons bien maintenant l'histoire de l'Europe des années 20 et 30 , c'est pour ne pas refaire les mêmes erreurs.